Amateur de Bandes Dessinées, depuis plusieurs années j’ai vu naître une nouvelle façon de vendre et acheter des albums ou des originaux en salle des ventes.
Progressivement, le 9eme art a commencé à rattraper son retard vis vis à des autres formes d’arts et de nouveaux auteurs ont fait leur apparition dans les salles des ventes : Hergé, Bilal, Moebius, … tous battent (ou battaient) des records quasiment à chaque nouvelle vente.
Artcurial, Banque Dessinées, Buret, Artprecium, Millon, Coutau-Begarie, Rossini, PIASA, Kahn Dumousset, Néret-Minet & Tessier, Taja, Ader Nordmann, Cornette de Saint Cyr, Bernaerts, … et même Sotheby’s, tous les principaux commissaires priseurs organisent ce type d’évènements.
Progressivement, le 9eme art a suivi le marché et les prix se sont envolés. Longtemps, les acheteurs ont pensé que ce marché ne pouvait que monter, y compris pour des oeuvres mineures. Mais, avec la crise, au cours des 2 dernières années, comme tout marché financier, il a vécu des hauts et des bas (et découvert l’illiquidité de certains actifs).

Su SlideShare, j’ai trouvé un mémoire initulé « Financiarisation du marché de l’art ». Mémoire de recherche pour l’ESCP Europe en 2009

et qui commence par cette fameuse phrase :
« Cette peinture là, elle m’a coûté 60 000 dollars il y a dix ans. Aujourd’hui, j’en tirerais plus de 600 000. L’illusion s’est transformée en réalité. A mesure qu’elle devient plus réelle, ton besoin de la posséder grandit. »Gordon Gekko, Wall Street, Stone O. (1987)

Je vous invite à le lire :