Le journalisme participatif sur les #RéseauxSociaux (@JohanGarciajg) #612Rencontres #socialmedia

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Extrait du livre Blanc « 612 rencontres sur les réseaux sociaux »

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Texte de Johan Garcia
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En 2016, les Français redécouvrent Periscope et le journalisme participatif

Les réseaux sociaux évoluent constamment, à une vitesse qui ne cessera personnellement jamais de m’étonner. Avec eux, de nouvelles pratiques émergent, quand d’autres disparaissent tout aussi vite.
Cette année est un peu particulière puisque l’actualité a mis en lumière un outil pourtant déjà « ancien » à l’échelle des réseaux sociaux, Periscope, proposé par Twitter depuis mars 2015. Cette application permet de filmer, diffuser et échanger en live avec des spectateurs, avant de le partager sur le réseau social de micro-blogging. A noter que la concurrence propose désormais également ses propres services de vidéo en direct, comme Facebook Live ou YouTube Connect.
Méconnue, ou en tout cas peu utilisée jusqu’alors, le nombre de téléchargement de Periscope explose suite à différents évènements médiatiques. Mi-février, c’est le dérapage de Serge Aurier, le footballeur du PSG qui insulte son entraîneur Laurent Blanc, en direct. Si c’est un tollé médiatique et sportif qui attend le joueur, c’est un fabuleux coup de pub pour Periscope. Trois mois plus tard, en mai, c’est une autre actualité qui met en avant l’application et finit de la démocratiser auprès des twittos et du grand public : les rassemblements contre la Loi Travail et plus précisément le mouvement Nuit debout place de la République, à Paris. Le community manager Rémy Buisine, présent sur place couvre l’évènement et rassemble plus de 80.000 personnes en direct. De quoi concurrencer les chaînes d’information en continu présentes sur place.
Résultats, en quelques mois, la perception de Periscope et son utilisation ont évolué. L’interface initialement peu utilisée par le grand public, (essentiellement par des jeunes et des adolescents qui se filment en direct), l’est désormais par une nouvelle frange de la population qui peut s’en servir comme outil du journalisme amateur ou citoyen (par exemple pour filmer les attentats de Bruxelles). Ce concept américain, qui date des années 80, se présentait à l’époque comme une alternative à la conception traditionnelle du métier de journaliste.
Début 2012, je présentais pour la fin de mes études un mémoire (en téléchargement sur ma page LinkedIn) qui portait sur l’impact des réseaux sociaux sur les pratiques journalistiques. A l’époque, déjà, je pointais du doigt cette croissance très rapide du journalisme participatif grâce aux réseaux sociaux. En 2008, Willy Duhen, Docteur en droit expliquait ainsi que le journalisme citoyen s’était fortement développé à travers le monde pour une raison très simple, l’essor d’Internet : « Victime de son succès, ce modèle pousse de nombreux citoyens à produire eux-mêmes leur information, favorisé par le développement des technologies de communication par Internet. » Aujourd’hui, ce n’est donc plus seulement Internet, mais bien les réseaux sociaux qui font émerger de nouvelles formes de journalisme citoyen.
En 2007, Olivier Trédan, Maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication expliquait de son côté que le journalisme citoyen s’identifiait « peut-être moins à la montée d’amateurs venant concurrencer les journalistes qu’à l’émergence de nouveaux professionnels aux marges du monde journalistique venant concurrencer les journalistes traditionnels à travers un savoir-faire spécifique portant sur le public. » Une vision qui illustre parfaitement l’utilisation actuelle de Twitter par des preneurs de paroles très présents sur le réseau et dans les médias.
Ainsi, si les réseaux sociaux changent toujours aussi rapidement, les pratiques restent, finalement, assez identiques au fil des années. Elles s’adaptent aux nouveaux outils et aux nouvelles évolutions techniques. La grande révolution de l’utilisation des réseaux sociaux comme support du journalisme amateur n’est peut-être pas finalement humaine, mais avant tout technique, avec l’amélioration constante des supports (smartphones, tablettes) et des réseaux (3G, 4G, 5G) toujours plus puissants et rapides qui favorisent le développement ces pratiques.

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Les 2 tomes :
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un extrait :
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