Echos Art

décalage

A LIRE – Difficile, en mars, de juger la meilleure BD de 2013. Et pourtant, ce n’est pas l’envie qui manque. Marc-Antoine Mathieu, salué à de nombreuses reprises pour son audace graphique (3 Secondes, Le Dessin…), vient de sortir un sixième tome de Julius Corentin Acquefacques chez Delcourt. Et ce, 9 ans après la parution du dernier. Dans Le Décalage, le dessinateur efface son héros et place les personnages secondaires dans un entre-deux composé du « rien ». Ceux-ci, devenus eux-mêmes les héros du récit, sont en décalage avec l’histoire originale qui a été manquée par l’absence de Julius Corentin. Quelle histoire l’auteur peut-il du coup bien
raconter ? Et le rien, si ce n’est pas rien, qu’est-ce que c’est en réalité ?

Marc-Antoine Mathieu joue avec ses personnages autant qu’avec ses lecteurs. La BD devient un espace d’expérimentation où les pages sont arrachées, où les…

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