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Voici un extrait, écrit par Jeremy Ghez, du livre blanc « 112 regards sur Twitter »
Jeremy m’avait permis collaborer avec la Nouvelle Revue de Géopolitique, un excellent souvenir :

Twitter, thermomètre du web

Celui qui considère pour la première fois les échanges sur Twitter aura sans doute des raisons d’être désespéré par la révolution numérique et ce qu’elle a apporté au débat public. Autrefois, l’insulte et l’invective publiques, qui, elles, n’étaient pas limitées en 140 caractères, avaient quelque chose d’imaginatif et de construit. Désormais, le temps et l’espace sont courts. Il faut donc aller droit au but dans un échange dont l’originalité laisse parfois à désirer.

Le plus attentif des observateurs aurait cependant autant de raisons d’être enthousiaste s’il sait utiliser l’outil de manière appropriée. D’abord, parce que la contrainte de 140 caractères peut être facteur de créativité. Il n’existe aucune rareté de mots et d’idées dans la langue française – tout comme en anglais d’ailleurs. Ecrire, développer une idée ou partager une émotion particulière avec cette contrainte qui n’existe nulle part ailleurs pousse donc à l’imagination et à l’inventivité. D’ailleurs, c’est sans doute ce qui attire les grands amoureux de la langue française comme Bernard Pivot qui dispose (lui aussi !) d’un compte Twitter. Hier, les professionnels du marketing se demandaient quelle idée brillante ferait la publicité la plus mémorable du moment. Demain, ils devront peut-être se demander quel slogan sera le plus frappant dans un monde où la mémoire collective laissera place à l’amnésie pour tout ce qui dépassera 140 caractères.

L’observateur attentif pourra également prendre note du fait que Twitter peut être qu’un point de départ, uniquement. Le désormais célèbre « hashtag » – qui signale un terme ou un concept significatif dans un message court – relève souvent de l’anecdotique et de la mode du moment. Mais il peut également être révélateur de ce qui préoccupe la Toile, de ce qui pourrait influencer les calculs stratégiques de demain. Le professionnel qui pense se trouver dans une impasse, en panne d’idées, pourra alors prendre la température du web en passant par Twitter et en prenant note des termes et des concepts qui pèsent sur le débat actuel et se les approprier à sa façon, en fonction de l’historique de son activité et de son entreprise.

En somme, il n’y a rien d’impressionnant ni de désespérant dans Twitter – un outil à démystifier au plus vite. Son importance réside bien plus dans l’usage que l’on en fait. Et le plus judicieux des usages est probablement celui qui prend acte du caractère potentiellement prospectif du réseau social tout comme de sa principale limite – il ne s’agit qu’un point de départ qui ne peut exclure une analyse propre à l’entreprise et respectueuse de son passé.

    


    

    

    
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Présentations :
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