#hashtag n’est pas un gros mot (@GuillaumeRovere) #612Rencontres #socialmedia

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Extrait du livre Blanc « 612 rencontres sur les réseaux sociaux »

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Texte de Guillaume Rovère
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#hashtag n’est pas un gros mot

Pas un gros mot mais pourtant, dans le solfège, un dièse indique sur la partition que la hauteur naturelle de la note associée à ce dièse doit être élevée d’un demi-ton chromatique. C’est pour moi une belle définition du #hashtag qui a pour fonction de marquer un contenu en le taguant, avec l’objectif de le faire remarquer dans un océan de mots. Donc, pas un gros mot mais bien un mot grossi.

Rédiger LE texte percutant, Ze tweet de la mort, un sujet de discussion qui va impacter, un commentaire incitant à la réaction, tout ceci est un art qui va bien au-delà de la seule maîtrise des mots.

Les réseaux sociaux ont développé de nouvelles compétences et notamment l’analyse temps réel des tendances à ne pas louper et a mis en avant ceux qui ont révélé leur talent de savoir rebondir sur les bons mots clés pour les transformer en quelques secondes en tweet événement. Certes, des outils automatisés sont susceptibles de créer l’illusion quelques temps mais plus ou moins rapidement, on se détourne des comptes alimentés par des plateformes car notre quête d’information est bien réelle. Et bien souvent, c’est de l’âme que nous recherchons au travers de ces #RS. Ce que l’on recherche, c’est d’en découvrir un peu plus sur la personnalité, les valeurs, les principes, les centres d’intérêt d’une personne, d’une marque, d’un groupe. Les #RS sont abreuvés continuellement par du contenu qui ne sera jamais lu. Soit parce qu’il est proposé par un compte qui n’est pas suivi ou pas assez populaire pour donner envie de prendre du temps de lire son propos, soit qu’il est préjugé non pertinent.

La dérive des #RS est de « pousser » certains comptes pour augmenter artificiellement l’intérêt de son contenu. Car si le nombre de followers donnait une idée de la qualité du contenu d’un compte, que doit-on penser de ceux des spammeurs qui affichent des centaines de milliers de followers qui ne sont là que pour « bénéficier » respectivement d’une « audience » pourtant peu qualifiée.

Cette quête permanente des « comptes à suivre » induit mécaniquement un affaiblissement de la pertinence et de l’objectivité des contenus puisque certains n’affichent plus que du « politiquement correct » pour ne pas prendre le risque d’inciter au « unfollow ». La conséquence des classements d’influenceurs peut être de restreindre l’envie d’aller découvrir de petits comptes en se contentant de suivre les plus « influents », sans se rendre compte parfois, qu’ils sont influents parce que nous les suivons. D’où l’importance de rester un acteur vigilant de nos lectures, en se forçant à résister à la paresse de ne « consommer » que le contenu suggéré par l’audience. Car sinon, TF1 pourrait se décerner la palme du contenu le plus pertinent car ayant la plus forte audience. De même, ARTE ou France5 seraient invisibles à nos esprits du seul fait d’une audience plus restreinte ? Non. L’audience et même, la qualité de l’audience ne sont pas les seuls critères que nous devons mettre comme préalable à suivre un compte et certainement pas un critère qualitatif. Restons ouverts et soucieux de se laisser surprendre. Devant les étudiants de Stanford, en 2005, Steeve Jobs citait le leitmotiv inventé par Stewart Brand sur la dernière page du dernier numéro de son catalogue de contre-culture, Whole Earth Catalog : « Restez affamés. Restez idiots. ».

Les réseaux sociaux peuvent être une source inépuisable de savoir, d’échange et de partage. Il faut éviter de les rendre aussi consensuels que les médias Mainstream qui meurent de s’autocensurer en permanence et de ne publier que des avis autorisés. Ne laissons pas notre paresse intellectuelle et notre affabilité prédire le même avenir à ce carrefour de pensées.

Nul n’est censeur plus coriace que notre propre lâcheté.

Les réseaux sociaux ont été imaginés comme un espace de liberté de penser, dont le rédacteur en chef serait le contributeur. Cependant, le monde marchand a, là aussi, pris le dessus sur le besoin de nous parler. Si nous laissions à ceux qui ont quelque chose à nous vendre, le soin d’occuper l’espace d’écoute qui avait été conçu pour ceux qui pensent, alors, il sera temps de penser à l’étape d’après et d’abandonner les #RS pour inventer un autre mode de liberté directe. Il me semble que la blockchain devrait contribuer à redonner de la puissance dans l’échange, tout en apportant son lot de sécurité pour éviter les errances constatées, de certains qui utilisent les réseaux sociaux, comme d’autres, la psychanalyse. Ce nouveau format d’échange aura deux vertus majeures selon moi, à savoir, l’anonymat ET l’authentification de l’émetteur d’une publication.

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Les 2 tomes :
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un extrait :
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