Avec Twitter, l’intelligence collective se développe par Gérard de Maupeou (Extrait du #LivreBlanc #112Regards) #Twitter

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Voici un extrait, écrit par Gerard de Maupeou, du livre blanc « 112 regards sur Twitter »
Gérard m’a donné l’occasion d’intervenir régulièrement à HEC et je lui en suis particulièrement reconnaissant. Grâce à lui j’ai appris ce que signifiait « apprendre à oser ».

Avec Twitter, l’intelligence collective se développe

Lorsqu’Alban Jarry m’avait demandé il y à un an de préfacer sa première série des 50 portraits de Twittos en Banque, Finance, Assurance, j’avais été personnellement frappé par l’enthousiasme et la richesse des témoignages de ces 50 « pionniers ». A peine un an plus tard, quelles réflexions pouvons nous tirer de cette deuxième série de portraits ?

J’en retiendrai trois.

La première touche l’intérêt qu’a suscité l’initiative d’Alban Jarry. Avec plus de 85.000 vues à fin juillet 2015 et 50 nouvelles personnalités ayant ici accepté d’apporter leurs témoignages, l’importance du rôle qu’occupent désormais les réseaux sociaux dans la sphère professionnelle n’est plus à démontrer. Il y a 10 ans, dire « Vu à la télé » était synonyme de vérité. L’expression «Vu sur Twitter » n’est pas encore née ; mais à regarder le nombre croissant de captures d’écran de Twitter mises directement en ligne par les médias pour annoncer une « dernière minute », dans quelque domaine que ce soit, tend à laisser penser qu’il en deviendrait de même.

La seconde, plus nouvelle, est que les usages générés par cette désintermédiation des relations entre « experts » d’un domaine donné tend à se structurer et à compléter, voire à se substituer à d’autres sources de connaissance. L’excellent article de Laura Le Saux « Comment Twitter est devenu la boule de cristal des marchés financiers », publié dans Les Echos du 31 juillet 2015, en pleine période estivale, en est une parfaite illustration. L’ironie de l’histoire est cependant que, quelques jours après, la chute brutale du cours de l’action de Twitter venait partiellement mettre en doute les capacités d’anticipation du réseau.

La troisième, plus fondamentale, est que Twitter est l’un des acteurs de ce nouveau monde en émergence, qualifié d’économie 3.0 ou, pour en souligner les risques potentiels, d’ « Ubérisation » des business models les mieux établis. Le secteur Banque, Finance, Assurance connaît déjà les prémices de cette lame de fond, avec, par exemple, la rapide montée en puissance du « crowd funding » ou l’intérêt insistant porté par Google à s’immiscer dans l’habitacle des véhicules et, entre autres, proposer des solutions d’assurance individualisées aux comportements routiers de chacun d’entre nous. Au delà des espoirs et des peurs que suscite ce monde en devenir, mais qu’il appartiendra à chacun d’entre nous de construire, Twitter offre une solution permettant d’amplifier la portée et la rapidité d’action des trois principaux leviers qui ont toujours contribué aux changements économiques majeurs.

Tout d’abord, le partage des connaissances, permettant de diffuser les savoirs et les bonnes pratiques nécessaires aux processus d’apprentissage par essais – erreurs et sans lesquels il ne peut y avoir d’innovation.

Ensuite, la mise en confiance, sans laquelle il ne peut y avoir d’adhésion collective à un projet commun. L’importance de l’e-réputation n’est aujourd’hui plus à démontrer, ni celle des « influenceurs ». Le nombre de « followers » parle plus que tout autre critère pour établir la crédibilité des acteurs dans la sphère économique et leur capacité à convaincre leurs pairs.

Enfin, la prise de conscience du rapport bénéfices / sacrifices perçus, à l’aune duquel chacun acceptera ou non le changement d’un monde, certes imparfait mais connu, vers de nouveaux rivages aux contours encore incertains.

Ces trois leviers sont interdépendants les uns des autres. L’actualité récente de ces derniers mois démontre que les débats survenus sur Twitter peuvent accélérer, tout comme brutalement retarder, certaines mutations économiques.

La note d’espoir est que plus il y aura d’utilisateurs sur les plates-formes de réseaux sociaux et Twitter en particulier, plus l’intelligence collective nécessaire à la maîtrise de la complexité de notre environnement se développera. Twitter n’est il finalement pas l’Agora du XXIème siècle ?

    

    

    

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