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Extrait du livre blanc « L’accès à l’information et aux Réseaux Sociaux rend-il plus innovant.e ? »
Texte de Nancy Freyermuth

Innovation oui mais

L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend-t-il plus innovant(e) ? En préambule rappelons ce qu’est l’innovation : « Une innovation est la mise en œuvre d’un produit (bien ou service) ou d’un procédé nouveau ou sensiblement amélioré, d’une nouvelle méthode de commercialisation ou d’une nouvelle méthode organisationnelle dans les pratiques de l’entreprise, l’organisation du lieu de travail ou les relations extérieures. » L’accès à l’information et aux réseaux sociaux ne rend donc pas en soi plus innovant. Ce ne sont pas ces outils qui permettent d’être innovant mais l’usage que l’on en fait. L’abondance d’informations est autant de fenêtres ouvertes sur le monde, et donc autant d’opportunités saisissables par tous pour observer ce qui se fait ailleurs, ce qui fonctionne et donc de pouvoir voir s’il est possible de le dupliquer, l’adapter ou l’améliorer pour son pays, dans sa langue, dans son secteur… ou créer tout autre chose pour répondre à un besoin. L’accès à l’information et aux réseaux sociaux rend en revanche plus agile, plus aguerri, plus à l’écoute, plus curieux, et donc pourra peut-être permettre à terme d’innover. Mais pas d’innover uniquement, mais aussi d’adapter, de customiser une innovation, une idée réalisée, lancée ailleurs. De par la veille professionnelle, la veille concurrentielle facile d’accès il est plus aisé de confirmer une idée et/ou de la modifier rapidement en fonction des éléments du marché, des faits, des éléments de société et la réaction du public. Les réseaux sociaux sont en ce sens une formidable scène pour lancer un produit et voir l’accueil que lui réserve le public, mais aussi pour trouver des testeurs prêts à s’impliquer dans le développement ou l’amélioration d’un produit. Le futur consommateur est à portée de main pour qui veut s’emparer de cette notion de proximité pour tester, développer un produit ou un service. Il est aussi possible de s’inspirer des échecs et tentatives d’entreprises, pour créer ou ajuster un produit quand eux n’ont pu le faire faute de temps, de ressources humaines ou financières. Mais pour se faire il faut déjà avoir la démarche de s’emparer de ces outils dans le but d’innover, or ce n’est pas ce que font la plupart des gens. Beaucoup d’usagers ont une lecture rapide et un usage de l’information plus dirigé vers la curiosité, le buzz, ou autre que pour innover. De trop nombreuses entreprises s’emparent des réseaux sociaux et des canaux de diffusion pour lever des fonds pour une idée parfois à peine développée, mais surtout pour parler d’eux. L’important est pour eux d’être mentionné, nommé mais pas toujours de faire connaître l’idée à leurs futurs clients ou utilisateurs. La démarche est là mais un peu confuse pour optimiser ces outils de communication et nous verrons plus bas pourquoi. Côté public, c’est aussi une question d’usage, de personnalité et d’appétence pour trier dans le flux d’informations, dont chacun dispose maintenant, ce qui dans la masse peut servir ou être de l’innovation. La mise en place de démarches pour lutter contre les fakes news est une démarche qui permettra d’assainir la qualité de l’information, et donc, de donner accès à une information de qualité, nous pouvons supposer que l’innovation pourra alors prendre une place plus importante. Mais au-delà de cela, il faudrait dans l’idéal pour innover ensemble pouvoir communiquer sur des projets liés à l’innovation sans crainte d’être plagié, de se faire voler son idée… L’innovation ne peut trouver sa place dans le méandre de l’information que si l’honnêteté intellectuelle trouve sa place dans nos systèmes d’informations. C’est cette crainte qui freine l’innovation et la raison pour laquelle les personnes qui innovent parlent davantage d’elles que de leur innovation. La réponse à la questions initiale est donc oui mais pas ENCORE systématiquement.

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